RRAME  (Regroupement des Retraités actifs du Mouvement ESSAIM)

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début

Annexes

 

Annexe 1

Profil de nos membres et des retraités en général

p.

96

Annexe 2

Une rente de retraite est du salaire

p.

103

Annexe 3

Rémunération globale et salaire différé

p.

104

Annexe 4

Comment s’effectue le paiement d’une rente de retraite ?

p.

105

Annexe 5

Frais d’administration du RREGOP

p.

106

Annexe 6

Nombre de retraités touchés par l’indexation partielle (2005)

p.

107

Annexe 7

Pourcentage de la rente affectée par l’indexation partielle (2005)

p.

107

Annexe 8

Proportion entre les hommes et les femmes (2005)

p.

108

Annexe 9

Comparaison entre les rentes versées aux hommes et aux femmes (2005)

p.

108

Annexe 10

Évolution du nombre de retraités au RREGOP

p.

109

Annexe 11

Évolution de la rente annuelle de 1996 à 2007 au RREGOP

p.

110

Annexe 12

Commentaires sur le rapport Mercer

p.

112

Annexe 13

Commentaires sur le rapport Cirano

p.

118

Annexe 14

Calcul de la valeur du fond de retraite d’un employé

p.

122

Annexe 15

Budget du Québec 1982, Jacques Parizeau, 25 mai 1982

p.

123

Annexe 16

Taux de rendement du CDP, du Fonds 301 du RREGOP, de la RRQ et de la « Loi du RREGOP » sur une période de 30 ans et plus

p.

124

Annexe 17

Étalement du règlement de l’équité salariale

p.

125

Annexe 18

Amélioration de la rente de retraite pour le groupe d’âges des 80 ans et +

p.

126

Annexe 19

Amélioration de la rente de retraite pour le groupe d’âges des 75 ans à 79 ans

p.

127

Annexe 20

Amélioration de la rente de retraite pour le groupe d’âges des 70 ans à 74 ans

p.

128

Annexe 21

Amélioration de la rente de retraite pour le groupe d’âges des 65 ans à 69 ans

p.

129

Annexe 22

Amélioration de la rente de retraite pour le groupe d’âges des 60 ans à 64 ans

p.

130

Annexe 23

Amélioration de la rente de retraite pour le groupe d’âges

des moins de 60 ans

p.

131

Annexe 24

Spécimen d’un document annuel d’information s’adressant aux retraités

p.

132

Signification des sigles

 

RREGOP :     Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics

RRE :             Régime de retraite des enseignants

RRF :              Régime de retraite des fonctionnaires

RRCE :           Régime de retraite de certains enseignants

RRPE :           Régime de retraite du personnel d’encadrement

 

 

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Annexe 1

 

Profil des membres du RRAME et des retraités en général

 

Le profil de nos membres témoigne de la situation des retraités des secteurs public et parapublic :

 

- leur engagement dans la société,

- leur militantisme pour des causes nombreuses et variées,

- leurs divers rôles dans les structures paroissiales, municipales, provinciales et associatives…

- leur but de vouloir conserver leur autonomie le plus longtemps possible,

- l’aide apportée aux autres générations,

- les difficultés qu’ils rencontrent,

- les préjugés auxquels ils font face comme retraités des secteurs public et parapublic,

             . préjugés provenant de la société,

             . préjugés émergeant des structures syndicales,

- les conséquences de leur insécurité financière,

- et leurs souhaits d’une vie meilleure dans notre société.

 

Engagés dans la société, nos membres :

 

- aident dans les bibliothèques scolaires,

- animent des activités diverses avec les élèves de différents niveaux,

- soutiennent des élèves et des enseignants,

- aident aux devoirs,

- dispensent des cours de rattrapage,

- donnent des cours aux adultes,

- donnent des cours ou animent dans les « maisons des jeunes »,

- dispensent bénévolement des services d’aide :

 

. dans les hôpitaux, ils accompagnent des patients à mobilité réduite afin qu’ils puissent suivre des traitements ou des programmes de remise en bonne santé,

. ils assistent des personnes lors d’activités récréatives ;

. ils rendent visite à ceux qui souffrent de solitude ou qui ont besoin de stimulation ;

. ils apportent un soutien moral et psychologique aux plus démunis et aux handicapés ;

. ils apportent du soutien dans les maisons de répit et dans les

  « maisons de la famille »;

. dans les centres d’hébergement, ils aident les personnes qui sont incapables de subvenir à des besoins primaires : manger seul, se laver, etc. allégeant ainsi la tâche des préposés ;

. ils sont des aidants naturels auprès des membres de leur famille pour la génération qui précède et les générations suivantes ; et souvent, ils le sont aussi auprès de leurs amis ou voisins.

 

Nos membres militent pour des causes nombreuses et variées dans diverses associations et différents milieux :

 

- environnement,

- condition des femmes,

- condition des aînés,

- lutte contre la pauvreté,

- etc.

 

Ils s’impliquent bénévolement en assumant des rôles allant du membre actif dans un comité à des postes de conseiller, trésorier, secrétaire, vice-président et président :

   

- au sein des conseils d’administration :

 

- paroissial,

- municipal (mairie, conseil municipal, comités),

- provincial (en assumant différentes tâches afin de soutenir concrètement un parti politique),

- associatif,

- centre d’hébergement,

- CLSC,

- hôpitaux,

- etc.

 

- dans des comités : environnement, condition des femmes, condition des aînés, socio-politique… ;

 

- dans la communauté,

 

. ils s’impliquent à différents degrés auprès de diverses fondations (maladies du cœur, cancer et autres fondations) ;

 

. ils sont très présents aux divers organismes de charité (comptoir alimentaire, vestiaire paroissial, maison pour malades en phase terminale, etc.) ;

 

. ils participent activement à l’organisation de nombreuses campagnes de financement pour différents groupes (activités sportives, loisirs, voyages d’étudiants, aide aux démunis…) ;

 

- au niveau international, dans des pays en voie de développement (en éducation, en santé, à titre de coordonnateurs, de responsables de projets, de coopérants, etc).

 

 

Actifs, nos membres pratiquent des activités nombreuses et variées selon leurs moyens financiers :

 

- en développant ou en exerçant leurs talents (peinture, langues, informatique, menuiserie, horticulture, théâtre, musique, chant, danse, écriture, etc.) ;

 

- en s’instruisant : cours universitaires (université des aînés ou autres) ;

 

- en s’informant : conférences, séminaires, forums, expositions, etc. ;

 

- en participant à des activités de groupes de toutes sortes pour contrer l’isolement;

 

- en faisant du sport (quilles, natation, patin, vélo, ski de fond, ski alpin, etc.) ;

 

- en s’adonnant à des activités physiques pour demeurer en forme (yoga, taï-chi, mise en forme, clubs de marche, etc.) ;

 

 - en faisant partie de différents groupes (scrabble, échecs, etc.).

 

Leur but est de conserver leur autonomie le plus longtemps possible dans la société.

 

Aide apportée aux autres générations :

 

- nos aînés paient des taxes municipales et scolaires ainsi que des impôts (avec peu de déductions) ; ils contribuent ainsi à la réalisation des différents programmes sociaux ;

 

- nos aînés assument parfois totalement ou en partie les dépenses inhérentes aux longues études que poursuivent leur(s) enfant(s) et même leurs petits-enfants ;

 

-  ils accueillent leurs enfants et à l’occasion leurs petits-enfants lors de relations brisées et de périodes de chômage. En plus de l’aide financière, ils dispensent avec respect et doigté : conseils, encouragements, etc. ;

 

-  ils assument une partie du gardiennage des petits-enfants. Ils sont sur la ligne de feu et les premiers appelés par les parents ;

 

-  ils communiquent leur savoir et leur savoir-faire dans plusieurs domaines (arts, sciences, métiers) tout en leur transmettant des valeurs personnelles, sociales et morales.

 

Difficultés rencontrées par nos membres :

 

-  obligation d’accomplir des tâches physiques au-delà de leurs capacités parce qu’ils n’ont pas les moyens financiers de payer quelqu’un pour le faire ;

 

- avec l’âge, ils ont besoin d’aide pour l’entretien intérieur ou extérieur ce qui entraîne nécessairement des frais de plus en plus coûteux;

 

- obligation de quitter leur milieu, en particulier leur maison, par manque de ressources financières ;

 

- l’attente prolongée pour obtenir des services adaptés ;

 

- l’absence de services au bon moment et pour la durée nécessaire ;

 

- nos aidants naturels se sentent à bout de souffle et espèrent un répit qui n’arrive pas ;

 

- les services dispensés par les CLSC sont limités par les budgets insuffisants;

 

- les ressources financières de nombreux retraités sont épuisées; plusieurs cessent leurs activités de bénévolat et autres ; « Faire du bénévolat et se tenir en forme, ça coûte quelque chose. »

 

Préjugés ou commentaires auxquels nos membres font face, en particulier, comme retraités et ex-travailleurs des secteurs public et parapublic et ce, même si leur rente de retraite provient de leur salaire :

 

De la société :

 

- « Vous êtes un groupe social vieillissant qui sera à la charge de l’état. »

- « Les jeunes paieront pour le vieux. »

- « Les baby-boomers veulent tout prendre et tout avoir. »

- « Vous êtes les gras durs de la société.  »

- « Vous n’êtes pas raisonnables. »

- « Pensez à ceux qui n’ont même pas de pension. »

- « Les fonctionnaires de l’état sont riches. »

- « Les retraités des secteurs public et parapublic ont tout eu. »

- « Les aînés coûtent cher à la société. »

 

Des syndicats :

 

- « Vous ne pouvez demander plus que ce que les actifs ont obtenu en 2000. »

- « Tout ce qu’un retraité veut avoir, c’est sa rente le 15 du mois. »

- « La caisse de retraite appartient aux travailleurs. »

- « Vous n’avez pas un mot à dire sur les surplus actuariels. Vous êtes partis. Vous connaissiez les conditions. Vous n’avez pas à décider de ce qu’on fera avec les surplus. »

- « S’il y a un déficit actuariel dans la caisse, qui va payer le déficit. Vous autres ? »

- « Seuls les syndicats peuvent négocier. »

- « Les petites associations ne sont pas capables de traiter un dossier comme celui des régimes de retraite. »

 

Conséquences de l’insécurité financière :

 

- Plus le temps passe, plus nos aînés abandonnent des services nécessaires pour leur sécurité : des services de téléphonie, d’entretien ménager, d’aide à domicile,…

 

- Plusieurs préfèrent s’isoler plutôt que de parler de leur manque de ressources financières. Ils inventent des raisons pour éviter les rencontres sociales vivant comme une honte leur appauvrissement. Ils limitent leurs déplacements; autos, taxis… étant trop coûteux,

 

- Ils ne font pas appel aux organismes qui pourraient leur apporter un peu de soutien, de réconfort ou d’aide financière, car ils doivent compléter des formulaires faisant état de leur situation.

 

- Certains se voient dans l’obligation de choisir tel médicament plutôt qu’un autre en fonction du coût et non du bienfait apporté.

 

- Ils ne s’offrent plus une alimentation convenant à leurs besoins. Ils se voient dans l’obligation de choisir les produits les moins chers.

 

- D’autres abandonnent leur bénévolat en tout ou en partie.

 

- Ils limitent leurs déplacements même pour voir leur famille.

 

- Ils camouflent leur pauvreté et se taisent.

 

Nos membres souhaitent :

 

- que le gouvernement prenne les moyens nécessaires pour démontrer à la population en général que les retraités laissent un héritage familial important, des conditions de vie et de travail améliorées ; conditions issues de luttes syndicales difficiles (congé de maternité et de paternité, horaire flexible, salaires plus équitables… ) ;

 

- que le gouvernement mette tout en œuvre pour renverser les préjugés qui circulent et donne une image positive des retraités en reconnaissant la valeur de leur bénévolat et de leur contribution sociale;

 

- que le bénévolat des retraités, évalué présentement à 3,1 milliards au Canada, soit rappelé à la société et aux jeunes;

 

- que l’apport financier des retraités aux régimes de retraite soit reconnu ;

 

- que le gouvernement informe la population sur la contribution des retraités des secteurs public et parapublic à leurs fonds de retraite ; en particulier, rappeler que leur rente de retraite provient de leur salaire.

 

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Annexe 2

 

Une rente de retraite est du salaire.

 

Une rente de retraite est du salaire économisé pour plus tard à partir de retraits directs sur le salaire. Pendant notre carrière, notre employeur, le gouvernement, prélevait 7,95 % à 8,08 % de notre salaire aux fins de notre régime de retraite. Ces argents lui ont été confiés dans le but de générer des bénéfices au profit des cotisants, en vue de la retraite. Cotisations et profits cumulés appartiennent à tous ceux qui ont cotisé, actifs et retraités.

 

Les cotisations à nos régimes de retraite ne sont pas des revenus pour financer les programmes sociaux du gouvernement.

 

Les régimes de retraite font partie des conditions de travail, mais cette condition est différente des congés de maladie, du nombre d’heures de travail ... Elle doit être négociée sur des bases distinctes puisqu’elle implique du salaire différé, c’est-à-dire « remis plus tard ».

 

Personne ne peut disposer du salaire d’un autre et des bénéfices générés par ce salaire investi pour s’offrir des congés de cotisation.

 

 

 

Les retraités ont des droits sur leur salaire différé et sur son utilisation. Ils ont le droit de participer à la gestion de leur régime de retraite.

 

Même à la retraite, ce salaire appartient à ceux et celles qui l’ont investi.

 

 

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Annexe 3

 

Rémunération globale et salaire différé

 

La rémunération globale d’un employé comprend :

 

. son salaire de base,

. les vacances,

. le coût de l’employeur aux avantages sociaux, dont ses contributions aux différents régimes de retraite (salaire différé).

 

Le salaire différé provient de 2 sources importantes :

 

. la cotisation que paie l’employé, c’est-à-dire un retrait direct sur le salaire,

 

. la contribution de l’employeur (somme comptabilisée qui devrait être versée au fonds de retraite).

                                                                       

 

Lorsque les retraités étaient au travail, l’employeur n’a pas versé ses contributions au régime de retraite. Il les a comptabilisées sans les capitaliser.

 

Dans les faits, le gouvernement a effectué un emprunt à l’interne qu’il doit rembourser à ceux à qui cet argent est destiné donc aux retraités. Durant leur carrière, les cotisants ont accepté que cette portion de salaire leur soit remise en différé plutôt qu’en salaire immédiat.

 

Les cotisations de l’employé et les contributions de l’employeur font partie de la caisse de retraite. La part de l’employeur appartient aux retraités et aux salariés. L’employeur ne peut donc disposer à volonté des surplus actuariels qui découlent de la caisse sans le consentement des retraités et des salariés.

 

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Annexe 4

 

Comment s’effectue le paiement d’une rente de retraite ?

 

Le paiement d’une rente de retraite s’effectue de la façon suivante au RREGOP :

 

« Les sommes nécessaires au paiement des prestations à l’égard du service régulier effectué depuis le 1er juillet 1982 sont puisées en parts égales dans les fonds des cotisations salariales et patronales.

 

Les sommes requises à l’égard du service effectué avant le 1er juillet 1982 sont puisées à 5/12 dans le fonds des cotisations salariales et 7/12 dans le fonds des cotisations patronales.

 

Lorsque le fonds des cotisations patronales à la Caisse de dépôt et placement du Québec est épuisé, les sommes qui manquent pour payer la part des prestations assumée par le gouvernement sont puisées dans le Fonds consolidé du revenu, tel que prescrit par la Loi. »

 

Rapport annuel de gestion 2005, p. 124

 

Pour le RRE, le RRF et le RRCE, les sommes nécessaires au paiement des prestations sont puisées dans le Fonds consolidé du revenu.

 

Quel que soit le régime de retraite, les sommes versées par le gouvernement sont comptabilisées pour diminuer sa dette envers les régimes de retraite.

 

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Annexe 5

 

Frais d’administration du RREGOP

 

 

L’évaluation du coût de la concession syndicale faite en 1995 concernant les frais d’administration s’élèvait à 187,9 millions en 2006.

 

 

« La CARRA est un organisme extrabudgétaire depuis avril 1996 et une unité autonome de service depuis juin 1995. Les frais d’administration des régimes de retraite qui lui sont confiés par le gouvernement du Québec ou en vertu d’une loi sont répartis entre, d’une part, les caisses de retraite du RREGOP et du RRPE et, d’autre part, le compte gouvernemental réservé aux régimes de retraite. »

 

Rapport de gestion de la CARRA 2000, p. 27

 

 

En acceptant que la caisse du RREGOP paie la moitié des frais financiers, nos syndicats ont fait un cadeau de 163,7 millions au gouvernement depuis 1995 sans rien obtenir de tangible en échange.

 

Frais d’administration du RREGOP (en millions)

Années

RREGOP

* RRPE

 

1996

10,1

 

p. 37 Évaluation actuarielle 1996

1997

14,7

 

p. 10 États financiers 1998

1998

10,9

 

p. 10 États financiers 1998

1999

11,4

 

p. 10 États financiers 1999

2000

12,6

 

p. 10 États financiers 2000

2001

13,5

 

p. 70 États financiers 2001

2002

15,5

1,3

p. 41 Rapport annuel de gestion 2002

2003

17,4

1,8

p. 53 Rapport annuel de gestion 2003

2004

17,6

1,5

p. 53 Rapport annuel de gestion 2004

2005

19,7

1,6

p. 55 Rapport annuel de gestion 2005

2006

20,3

1,6

p. 47 Rapport annuel de gestion 2006

2007

24,2

1,9

p. 52 Rapport annuel de gestion 2007

Total

187,9 millions

9,7 millions

 

* RRPE : Régime de retraite du personnel d’encadrement

 

« À la suite de la dernière évaluation actuarielle déposée en juin 1995, les parties négociantes ont convenu d'apporter les modifications suivantes au RREGOP ; celles-ci s'appliquent aux participants actifs le 1er janvier 1996 et à ceux qui le deviendront après cette date, … , les frais d'administration sont, depuis le 1er avril 1996, financés par l'actif du régime et partagés à parts égales entre les participants et le gouvernement. »

 

Évaluation actuarielle du RREGOP de 1996, p. 3, chapitre 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Annexe 6

 

 

Nombre de retraités touchés par l’indexation partielle (2005)

(l’IPC – 3%, 50% de l’IPC) au RREGOP

Groupe d’âges

Nombre de retraités au 31 décembre 1999

Nombre de retraités au

31 décembre 2002

Nombre de retraités au

31 décembre 2005

 

Indexés partiellement

Indexés partiellement

Indexés partiellement

moins de 60 ans

23 613

18 987

19 107

60-64 ans

17 409

24 915

35 302

65-69 ans

17 931

21 114

27 205

70-74 ans

14 164

16 426

19 168

75-79 ans

9 496

11 406

13 314

80 ans  et plus

6 913

9 832

13 030

Total

89 526

102 680

127 126

En 2005, la rente de plus de 98 % des retraités des secteurs public et parapublic est indexée partiellement. Par l’adoption de la loi 131 en 2000, le gouvernement accordait une baisse de taux de cotisation aux salariés. Le taux passa de 7,95 % à 5,35 %.

 

Évaluation actuarielle au 31 décembre 1999, Annexe III, p. 19, RREGOP

Évaluation actuarielle au 31 décembre 2002, Annexe III, p. 16, RREGOP

Évaluation actuarielle au 31 décembre 2005, Annexe III, p. 16, RREGOP

 

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Annexe 7

 

Pourcentage de la rente affectée par l’indexation partielle (2005)

Groupe d’âges

Partie de la rente avant juillet 1982

Partie de la rente après juin 1982,

 

IPC - 3%

Partie de la rente après juin 2000,

 

50% de l'IPC

Rente totale

% de la rente affectée

par l'indexation partielle

Partie

IPC – 3%

Partie

50% de l’IPC

% total

moins de 60 ans

5 313 $

12 542 $

2 865 $

20 720 $

60,5%

13,8%

74,4%

60-64 ans

4 268 $

11 345 $

1 381 $

16 994 $

66,8%

8,1%

74,9%

65-69 ans

2 764 $

6 663 $

365 $

9 792 $

68,0%

3,7%

71,8%

70-74 ans

2 535 $

4 500 $

52 $

7 087 $

63,5%

0,7%

64,2%

75-79 ans

2 977 $

3 064 $

1 $

6 042 $

50,7%

0,0%

50,7%

80 ans  et plus

2 949 $

1 231 $

0 $

4 180 $

29,4%

0,0%

29,4%

Actuellement, les retraités constatent que plus de 71 % de leur rente est affectée par des baisses de revenus.

 

Évaluation actuarielle au 31 décembre 2005 annexe III, p. 16, RREGOP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Annexe 8

 

Proportion entre les hommes et les femmes (2005)

 

Groupe d’âges

Nombre d’hommes

Nombre de femmes

Proportion entre les hommes et les femmes dont la rente de retraite est affectée par l’indexation partielle

moins de 60 ans

3 931

15 176

3,86 fois

60-64 ans

9 056

26 246

2,90 fois

65-69 ans

8 014

19 191

2,39 fois

70-74 ans

6 187

12 981

2,10 fois

75-79 ans

4 576

8 738

1,91 fois

80 ans  et plus

4 398

8 632

1,96 fois

 

36 162

90 964

2,35 fois

Évaluation actuarielle au 31 décembre 2005, annexe III, p. 16, RREGOP

 

Le nombre de retraités affectés par l’indexation partielle est de 1,96 à 3,86 fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes.

 

En 1999, au moment où se votait la loi 131 sur la diminution des cotisations des travailleurs,

 

3,45 fois plus de femmes que d’hommes subissaient les effets négatifs de la loi 68 dans la génération des moins de 60 ans d’âge. À ce jour, il faut ajouter 8 années supplémentaires de pertes financières.

 

En 1999, nous avions déjà dans nos caisses de retraite les sommes nécessaires pour arrêter cet appauvrissement.

 

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Annexe 9

 

Comparaison entre les rentes versées aux hommes et aux femmes (2005)

 

Groupe d’âges

Rente moyenne des hommes

Rente moyenne des femmes

Écart de la rente entre les hommes et les femmes

Valeur de la rente des femmes par rapport à celle des hommes

moins de 60 ans

23 902 $

19 896 $

4 006 $

83%

60-64 ans

20 656 $

15 730 $

4 926 $

76%

65-69 ans

11 382 $

9 127 $

2 255 $

80%

70-74 ans

7 962 $

6 669 $

1 293 $

84%

75-79 ans

6 724 $

5 685 $

1 039 $

85%

80 ans  et plus

4 864 $

3 832 $

1 032 $

79%

Évaluation actuarielle au 31 décembre 2005, annexe III, p. 16, RREGOP

 

L’écart entre la rente des femmes et celle des hommes varie selon le groupe d’âges de 1 032 $ à

4 006 $.

 

La valeur de la rente des femmes varie de 79 % à 85 % par rapport à celle des hommes. Ainsi, à cause de diverses raisons sociales (éducation des enfants, scolarité moins élevée, …), la rente d’une femme peut valoir  84 % de celle d’un homme pour les retraités de 70-74 ans.

 

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Annexe 10

 

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Annexe 11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Annexe 12

 

Commentaires sur le rapport Mercer

 

Rapport Mercer

 

Ce rapport n’avait pas comme mandat d’étudier les données concernant les régimes de retraite suivants : RRE, RRF, RRCE, RRPE.

 

Le rapport analyse 22 régimes de retraite des secteurs public et parapublic, des sociétés d’État et des grandes sociétés.

 

Il devait «comparer les prestations du RREGOP ainsi que les cotisations versées par les participants à ce régime avec celles d’autres régimes de retraite offerts dans les secteurs public et privé au Canada».

 

Liste des sociétés qui ont participé à l’étude.

Secteur public

Secteur parapublic

Gouvernement fédéral

Université Concordia

Hospital of Ontario Pension Plan (HOOPP)

Université de Montréal

Ontario Municipal Employees Retirement System (OMERS)

Université de Sherbrooke

Ontario Public Service

Université Laval

Ontario Teachers’

Université McGill

Ville de Montréal

 

 

 

Sociétés d’État

Grandes sociétés

Banque du Canada

Air Canada

CBC/Société Radio-Canada

Banque Nationale du Canada

Société canadienne des postes

Bell Canada Enterprise

Hydro Québec

Canadien National

VIA Rail Canada Inc.

Mouvement des Caisses Desjardins

Rapport Mercer, page 2

 

 

Le rapport Mercer ne présente pas les références de base concernant la moyenne d’augmentation ou de diminution des rentes de retraite au RREGOP.

 

Rente annuelle moyenne des retraités de 1997 à 2007 au RREGOP

 

Rente annuelle moyenne versée aux retraités

Moyenne d’augmentation ou de diminution de la rente

1997

10 607 $

 

1998

11 605 $

998 $

1999

11 565 $

- 40 $

2000

11 775 $

210 $

2001

11 952 $

177 $

2002

12 398 $

446 $

2003

12 968 $

570 $

2004

13 711 $

743 $ ***

2005

14 395 $

684 $ ***

2006

15 059 $

664 $ ***

2007

15 725 $

666 $ ***

Moyenne d’augmentation ou de diminution de la rente

512 $

États financiers de la CARRA, annexe 1, données financières

Négative en 1999, la moyenne d’augmentation des rentes a légèrement progressé jusqu’en 2004.

 

La moyenne annuelle d’augmentation des rentes de 1997 à 2007 fut de 512 $.

 

*** Depuis 2005, cette moyenne au RREGOP tend à diminuer et ce, contrairement aux salaires qui augmenteront rapidement selon les données fournies par le rapport Mercer.

 

Si l’augmentation annuelle de 512 $ se maintient, dans 10 ans la rente moyenne au RREGOP sera de 20 845 $ et, dans 20 ans, 25 453 $.

 

 

 

 

                                                                                                 

 

 

                                                                                                                                 

                                                                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

                                                                                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le rapport Mercer, les analystes ont choisi, «conjointement avec des représentants du Secrétariat du Conseil du Trésor», 5 employés type dont les salaires en 2007 variaient de : 35 000 $ à 65 000 $. Ces employés ont encore de 10 à 19 ans de travail avant de prendre leur retraite. Quels seront leur salaire et leur rente quand ils prendront leur retraite après 10-15-19 ans ?

 

Évolution des salaires des 5 employés type utilisés

dans le rapport Mercer

Profil des employés type

Salaire en 2007

Nombre d'années à compléter avant la prise de la retraite

Hypothèse d'augmentation salariale selon le rapport Mercer

Salaire à la prise de la retraite

Rente de base à la prise de la retraite, 70 % de la moyenne des 5 meilleures années

Profil 1 (technicienne)

45 000 $

15

3,50%

75 391 $

49 323 $

Profil 2 (agente de bureau)

35 000 $

19

3,50%

67 288 $

44 022 $

Profil 3 (technicien, classe principale)

50 000 $

10

3,50%

70 530 $

46 143 $

Profil 4 (infirmière auxiliaire)

45 000 $

10

3,50%

63 477 $

41 529 $

Profil 5 (professionnel, enseignant, infirmier bachelier)

65 000 $

17

3,50%

116 654 $

76 319 $

 

 

Même si nous trouvons que l’hypothèse d'augmentation salariale de 3,5% selon le rapport Mercer est trop élevée, nous avons tenu compte de leur hypothèse et établi que la moyenne d’augmentation des salaires sera de 2 045 $ annuellement.

 

                                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons comparé la rente des employés type (rapport Mercer) et la rente moyenne versée au RREGOP dans le futur. Quand ces employés type prendront leur retraite, leur rente sera déjà au moins le double de la rente moyenne d’un retraité du RREGOP.

 

 

Comparaison de la rente des employés type (rapport Mercer)

et de la rente moyenne au RREGOP

À partir de 2007

Rente des employés type à la prise de leur retraite

Rente moyenne au RREGOP

 

Profil 1 (technicienne)

Profil 2 (agente de bureau)

Profil 3 (technicien, classe principale)

Profil 4 (infirmière auxiliaire)

Profil 5 (professionnel, enseignant, infirmier bachelier)

2007

 

 

 

 

 

15 725 $

2008

 

 

 

 

 

16 237 $

2009

 

 

 

 

 

16 749 $

2011

 

 

 

 

 

17 261 $

2012

 

 

 

 

 

17 773 $

2013

 

 

 

 

 

18 285 $

2014

 

 

 

 

 

18 797 $

2015

 

 

 

 

 

19 309 $

2016

 

 

 

 

 

19 821 $

2017

 

 

 

 

 

20 333 $

2018

 

 

46 143 $

41 529 $

 

20 845 $

2019

 

 

 

 

 

21 357 $

2020

 

 

 

 

 

21 869 $

2021

 

 

 

 

 

22 381 $

2022

 

 

 

 

 

22 893 $

2023

49 323 $

 

 

 

 

23 405 $

2024

 

 

 

 

 

23 917 $

2025

 

 

 

 

76 319 $

24 429 $

2026

 

 

 

 

 

24 941 $

2027

 

44 022 $

 

 

 

25 453 $

Quand ces employés prendront leur retraite, leur rente sera déjà au moins le double de la rente moyenne d’un retraité du RREGOP.

 

Comment expliquer la faible progression des prestations de retraite au RREGOP par rapport à la future rente des employés type du groupe témoin ayant servi à la production du rapport sinon par le faible taux d’indexation des rentes de retraite.

 

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Le rapport Mercer affirme que

 

« le RREGOP, avec la formule d’indexation actuelle, offre des prestations dont la valeur totale est comparable à la moyenne du groupe, mais qui sont moins élevées que celles des régimes du secteur public et des régimes des sociétés d’État mais plus élevées que celles des régimes du secteur parapublic et des grandes sociétés

 

Rapport Mercer, page 8

 

Cette affirmation n’est étayée d’aucun exemple des prestations moyennes des 25 régimes analysés, de sorte qu’il est difficile de vérifier cette affirmation avec les prestations versées par le RREGOP.

 

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Le rapport Mercer insiste beaucoup sur les avantages de la retraite anticipée au RREGOP.

 

« De plus, par rapport à l’échantillonnage de régimes de retraite anticipés, le RREGOP se caractérise par des dispositions relatives à la retraite anticipée qui mobilisent une part importante de la valeur totale des prestations offertes comparativement aux autres régimes. »

 

Rapport Mercer, page 23

 

Nous nous questionnons sur les avantages de la retraite anticipée des 25 régimes par comparaison aux avantages offerts au RREGOP :

 

- la réduction actuarielle de 11 régimes est moindre que le 4 % du RREGOP ;

- la prise de la retraite est plus avantageuse ou équivalente dans 19 régimes de retraite ;

- le 30 ans de service et les facteurs 80/85 (points) sont des avantages importants dans plusieurs régimes ;

- une rente de raccordement payable de la retraite jusqu’à 65 ans est possible dans 10 régimes de retraite.

 

Nous nous demandons pourquoi la retraite anticipée coûte plus cher au RREGOP ? Le rapport fait état d’une différence de 1,7 % de plus au RREGOP que dans les autres régimes.

 

Valeur de la retraite anticipée au RREGOP =                                                                     6,1 %

Valeur moyenne de la retraite anticipée des autres régimes =                                           4,4 %

Différence de la valeur de la retraite anticipée des autres régimes et du RREGOP =      1,7 %

 

Qu’est-ce qui justifie une aussi grande différence dans la valeur totale des prestations offertes comparativement aux autres régimes ?

 

Voir le tableau ci-joint « retraite anticipée »

 

Faute d’une description plus élaborée de la part de cet avantage sur la valeur totale des prestations de retraite, l’affirmation suivante s’appuie sur des données incomplètes.

 

« De plus, par rapport à l’échantillonnage de régimes de retraite anticipés, le RREGOP se caractérise par des dispositions relatives à la retraite anticipée qui mobilisent une part importante de la valeur totale des prestations offertes comparativement aux autres régimes. »

 

Rapport Mercer, page 23

 

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Le rapport ne tient pas compte de certains faits historiques du RREGOP qui modifie le profil du cotisant des secteurs public et parapublic: les conséquences de la loi 68, l’utilisation des surplus actuariels de 2000 à des fins d’augmentation de salaire, le manque de cotisation des employés de 2000 à 2005, les conséquences de l’équité salariale, … De telles conséquences ont-elles été vécues par les autres régimes de retraite ? Ces régimes, ayant un historique différent, sont-ils comparés sur les mêmes bases ?

 

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Le rapport fournit des données insuffisantes sur le versement de la part de l’employeur. Nous supposons que les employeurs mentionnés déposent leur part dans le régime de retraite de leurs employés. Au Québec, la loi sur les régimes complémentaires de retraite les y oblige. En Ontario, l’employeur dépose sa part dans le régime Ontario Teachers’.

 

Les grandes sociétés qui ont participé à cette enquête en font-elles autant ? Il est important que cet aspect soit détaillé et pris en compte.

 

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En conclusion, le rapport Mercer fausse le débat par des données insuffisantes.

 

Retraite anticipée

1

Non réduite à 55 ans et 80 points

3,0% par année avant non réduite

Racc. : aucun

2

Non réduite à 55 ans et 85 points

6,0% par année avant 65 ans

Racc. : aucun

3

Non réduite à 55 ans et 90 points

---------------------------------------

Non réduite à 61 ans

2,0% par année avant non réduite

---------------------------------------

4,0% par année avant non réduite

Racc. : aucun

4 RREGOP

Non réduite à 60 ans

Non réduite à 55 ans et 35 ans de service

4,0% par année avant non réduite

Racc. : aucun

5

Non réduite à 60 ans

Non réduite à 55 ans et 30 ans de service

5,0% par année avant non réduite

Racc. : aucun

6

Non réduite à 60 ans et 20 ans de service

Non réduite à 55 ans et 90 points

5,0% par année avant 65 ans

Racc. : 0,7 % du salaire fin de carrière inférieur au MAGA5

7

Non réduite à 55 ans et 85 points

---------------------------------------

Non réduite à 65 ans

2,5% par année avant non réduite

---------------------------------------

5,0% par année avant non réduite

Racc. : aucun

8

Non réduite à 30 ans de service

Non réduite à 55 ans et 90 points

5,0% par année avant non réduite

Racc. : aucun

9

Non réduite à 30 ans de service

Non réduite à 60 ans