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Demandons la pleine indexation

(version 2, mars 2008)

 

Le RRAME demande la pleine indexation des rentes de retraite pour les années 1982 à 1999.

        Cette synthèse présente les raisons qui justifient notre demande.

        Elle rassemble les informations recueillies depuis quatre ans.

 

Nous mettrons à jour ces informations et les tableaux quand les rapports suivants seront publiés :

 

- les rapports de gestion de la CARRA,                   - les états financiers du gouvernement,

- les évaluations actuarielles,                                    - les rapports du vérificateur général,

- tout document pertinent au dossier.

 

Texte envoyé aux députés par la poste le 6  juin 2007. Le texte est en format PDF ... :          Informations sur la pleine indexation      41  pages

Il contient les mêmes informations que celles contenues dans cette page Web, vous pouvez le reproduire.

Texte distribué à des retraités lors de diverses rencontres en mai et juin 2007. Il résume le document envoyé aux députés.

Le texte est en format PDF ... :         Objectif_pleine_indexation      8  pages  (mise à jour à venir)

 

Liste des raisons pour demander la pleine indexation. Le texte est en format PDF ... :         Liste des bonnes raisons pour demander la pleine indexation     

                                                                                                                                                                    2  pages  (mise à jour à venir)

 

               SOMMAIRE

Les annexes

A.

Qu’est-ce qu’une rente de retraite ?

Annexe 1 Frais d’administration du RREGOP

B.

Rémunération globale et salaire différé

Annexe 2 Nombre de retraités touchés par l’indexation partielle (2002)

C.

Paiement d’une rente de retraite ?

Annexe 3 Pourcentage de la rente affectée par l’indexation partielle (2002)

D.

Faits historiques Une concession syndicale qui a coûté 163,7 millions à la caisse du RREGOP

Annexe 4 Exemple 1 des pertes financières et de la valeur d’une rente de retraite

E.

Catégories de retraités (graphiques)

Annexe 5 Exemple 2 des pertes financières et de la valeur d’une rente de retraite

F.

Données statistiques (tableaux annexés)

Annexe 6 Exemple 3 des pertes financières et de la valeur d’une rente de retraite

G.

Progression d’un fonds de retraite

Annexe 7 Taux de cotisation RRE, RRF, RREGOP

H.

Conséquence de la baisse du taux de cotisation en 2000 :

une perte de 1,4 milliards (tableau)

Annexe 8 Taux d’indexation de 1982 à 2007

                 Pourcentage des pertes financières

I.

Coût de la pleine indexation :

41 millions par année de 2000 à 2006 (tableau)

Annexe 9 Proportion entre les hommes et les femmes (2002)

J.

Partage des coûts de la réindexation

Annexe 10 Comparaison entre les rentes versées aux hommes et aux femmes (2002)

K.

Marge de manœuvre suffisante

En 2006, la différence entre les revenus et les dépenses était de 5,27 milliards, c’est-à-dire 11,9% de l’actif net

Annexe 11 Évolution du nombre de retraités au RREGOP

L.

Surplus de 10,7 milliards (ADR)

Annexe 12 Évolution de la rente moyenne annuelle au RREGOP

M. Qu’est devenu ce surplus en 2006 ? 15,1 milliards Annexe 13 Taux de rendement du CDP, du Fonds 301 du RREGOP, de la RRQ et de la « Loi du RREGOP » sur une période de 30 ans et plus
N. Surplus actuariels de 6 milliards dont 2 milliards pour les retraités Annexe 14 Calcul de la valeur du fond de retraite d’un employé

O.

Taux moyen de rendement annuel de 9 %  sur 30 ans

Annexe 15 Des surcotisations régulières

P.

Valeur du fonds de retraite d’un employé (ADR)

 

Q.

Taux de cotisation supérieurs aux besoins,      0,4 % à 3 %

 

R.

Fonds d’amortissement des régimes de retraite, FARR, 37 milliards

S.

États financiers du gouvernement (tableau)

T.

Juste valeur de la caisse du gouvernement et passif inscrit dans les états financiers

U.

Dette du gouvernement

V.

Représentativité des retraités au conseil d’administration de la CARRA et aux comités de retraite

W.

Sources de financement

 

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A. Qu’est-ce qu’une rente de retraite ?

 

A. Une rente de retraite est du salaire.

 

Une rente de retraite est du salaire économisé pour plus tard à partir de retraits directs sur le salaire. Pendant notre carrière, notre employeur, le gouvernement, prélevait 7,95 % à 8,08 % de notre salaire aux fins de notre régime de retraite. Ces argents lui ont été confiés dans le but de générer des bénéfices au profit des cotisants, en vue de la retraite. Ces profits cumulés appartiennent à tous ceux qui ont cotisé, actifs et retraités. Les cotisations à nos régimes de retraite ne sont pas des revenus pour financer les programmes sociaux du gouvernement.

 

Les régimes de retraite font partie des conditions de travail, mais cette condition est différente des congés de maladie, du nombre d’heures de travail ... Elle doit être négociée sur des bases distinctes puisqu’elle implique du salaire différé, c’est-à-dire « remis plus tard ».

 

Personne ne peut disposer du salaire d’un autre et des bénéfices générés

par ce salaire investi pour s’offrir des congés de cotisation.

 

 

 

Les retraités ont des droits sur leur salaire différé et sur son utilisation. Ils ont le droit de participer à la gestion de leur régime de retraite.

 

Même à la retraite, ce salaire appartient à ceux et celles qui l’ont investi.

 

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B. Rémunération globale et salaire différé

 

La rémunération globale d’un employé comprend :

. son salaire de base,

. les vacances,

. le coût de l’employeur aux avantages sociaux,

  dont ses contributions aux différents régimes de retraite (salaire différé).

 

Le salaire différé provient de 2 sources importantes :

 

. la cotisation que paie l’employé, c’est-à-dire un retrait direct sur le salaire,

 

. la contribution de l’employeur (somme comptabilisée qui devrait être versée au fonds de retraite).

 

Lorsque les retraités étaient au travail, l’employeur n’a pas versé ses contributions au régime de retraite. Il les a comptabilisées sans les capitaliser.

 

Dans les faits, le gouvernement a effectué un emprunt à l’interne qu’il doit rembourser à ceux à qui cet argent est destiné donc aux retraités. Durant leur carrière, les cotisants ont accepté que cette portion de salaire leur soit remise en différé plutôt qu’en salaire immédiat.

 

Les cotisations de l’employé et les contributions de l’employeur font partie de la caisse de retraite. La part de l’employeur appartient aux retraités et aux salariés. L’employeur ne peut donc disposer à volonté des surplus actuariels qui découlent de la caisse sans le consentement des retraités et des salariés.

 

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C. Paiement d’une rente de retraite ?

 

Le paiement d’une rente de retraite s’effectue de la façon suivante au RREGOP :

 

« Les sommes nécessaires au paiement des prestations à l’égard du service régulier effectué depuis le 1er juillet 1982 sont puisées en parts égales dans les fonds des cotisations salariales et patronales.

 

Les sommes requises à l’égard du service effectué avant le 1er juillet 1982 sont puisées à 5/12 dans le fonds des cotisations salariales et 7/12 dans le fonds des cotisations patronales.

 

Lorsque le fonds des cotisations patronales à la Caisse de dépôt et placement du Québec est épuisé, les sommes qui manquent pour payer la part des prestations assumée par le gouvernement sont puisées dans le Fonds consolidé du revenu, tel que prescrit par la Loi. »

 

Rapport annuel de gestion 2005, p. 124

 

Pour le RRE, le RRF et le RRCE, les sommes nécessaires au paiement des prestations sont puisées dans le Fonds consolidé du revenu.

 

Quel que soit le régime de retraite, les sommes versées par le gouvernement sont comptabilisées pour diminuer sa dette envers les régimes de retraite.

 

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D. Faits historiques

 

Faits historiques

1973

Lors de la création du RREGOP, la pleine indexation faisait partie de notre contrat.

1982

Adoption de la loi 68 (décret)

- avant 1982, les coûts du régime étaient partagés 5/12 (employé) et 7/12 (employeur),

- après 1982, les coûts du régime furent partagés 6/12 (employé) et 6/12 (employeur) ; ce nouveau partage a permis au gouvernement d’économiser au moins 19,879 milliards à ce jour,

- le gouvernement décrète que les années après 1982 seront partiellement indexées au taux de l’IPC – 3 %.

1995

Les syndicats acceptent que la caisse du RREGOP assume la moitié des frais d’administration des régimes de retraite en échange d’un meilleur contrôle de l’administration. Le résultat a été « Nous avons commencé à payer et … c’est tout …». (p. 3 de leur mémoire présenté en commission parlementaire sur le projet de loi 27).

Cette concession a coûté 163,7 millions à la caisse du RREGOP. (Annexe 1)

1997

Le gouvernement négocie avec les syndicats un programme de départs volontaires afin de réduire de 6 % les coûts de main-d’œuvre de l’État. Provenant des surplus actuariels de 4 milliards, 800 millions seront utilisés pour inciter les travailleurs à prendre leur retraite.

2000

Adoption de la loi 131 : utilisation des surplus actuariels de 3,3 milliards

- revalorisation des crédits de rente à 1,1% + 230 $ par année (680 millions)

- 60 ans d’âge ou 35 ans de service sans réduction actuarielle (325 millions)

- indexation à 50 % de l'IPC pour les années après 2000 (55 millions)

- baisse du taux de cotisation de 7,95% à 5,35%

- rien pour rectifier l’effet négatif de la désindexation des rentes pour les années comprises entre 1982 et 1999

2006

Projet de loi 27, les retraités obtiennent

- un représentant au conseil d’administration de la CARRA,

- deux représentants au comité de retraite du RREGOP-RRE-RRF-RRCE,

- un représentant au comité de retraite du RRPE

 

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E. Catégories de retraités (graphiques)

 

Depuis le décret 68, trois formules sont utilisées pour calculer l'indexation d’une rente de retraite :

 

- Le service acquis avant le 1er juillet 1982 est pleinement indexé (100 % indexé).      

 

- Le service acquis entre le 1er juillet 1982 et le 31 décembre 1999 est indexé selon l’indice des prix à la consommation moins 3 % (IPC – 3 %).

 

- Le service acquis après 2000 est indexé selon la plus avantageuse des deux formules suivantes :

 

       . 50 % du taux de l’augmentation de l’indice des prix (50 % de l’IPC)

                   ou

       . le taux d’augmentation de l’indice ces prix moins 3 % (IPC – 3 %).

 

Pour calculer la plus avantageuse des deux formules (service acquis après 2000)

Si le taux d’IPC est de

50 % de l’IPC

IPC – 3 %

La plus avantageuse des deux formules

8 %

4 %

5 %

   5 %

7 %

3,5 %

4 %

   4 %

6 %

3 %

3 %

   3 %

5 %

2,5 %

2 %

2,5 %

2,5 %

1,25 %

0 %

 1,25 %

La formule retenue est la plus avantageuse des deux formules.

 

Le décret 68 de 1982 a créé plusieurs catégories de retraités.

 

Catégorie 1 : toutes les années de service des retraités d’avant 1982 sont pleinement indexées. La rente de retraite conserve sa valeur initiale et progresse en suivant le taux de l’IPC.

 

Exemple d’une personne ayant pris sa retraite en 1982,

avec 35 ans de service et une rente de 28 000 $ en 2006

Sa rente

Le taux d’IPC est de 2,3 %

Rente partiellement

indexée

La rente est pleinement

indexée

De 1947 à 1982

  35/35 de 28 000 $

28 000 $

2,3 %

Ne s’applique pas

644 $

La rente de cette personne est pleinement indexée.

 

Catégorie 2 : les personnes ayant pris leur retraite entre 1982 et 2000 ont des années pleinement indexées et plusieurs années indexées à IPC - 3 %. La rente de ces retraités perd graduellement sa valeur initiale.

 

Exemple d’une personne ayant pris sa retraite en 1997,

avec 35 ans de service et une rente de 28 000 $ en 2006

Calcul de chacune des parties de la rente

Le taux d’IPC est de 2,3 %

Rente partiellement

indexée

Si la rente était pleinement

indexée

De 1962 à 1982

20/35 de 28 000 $

16 000 $

2,3 %

368 $

368 $

De 1982 à 1997

15/35 de 28 000 $

12 000 $

2,3 % - 3 %

   0 $

276 $

 

368 $

644 $

Si la rente de cette personne avait été pleinement indexée, elle aurait reçu 276 $ de plus.

 

Catégorie 3 : les personnes ayant pris leur retraite entre 2000 et 2017 ont des années pleinement indexées, de nombreuses années à IPC - 3 % et des années à 50 % de l’IPC. La rente de ces retraités perd rapidement sa valeur initiale.

 

Exemple d’une personne ayant pris sa retraite en 2002,

avec 35 ans de service et une rente de 28 000 $ en 2006

Calcul de chacune des parties de la rente

Le taux d’IPC est de 2,3 %

Rente partiellement

indexée

Si la rente était pleinement

indexée

De 1967 à 1982

   15/35 de 28 000 $

12 000 $

2,3 %

276 $

276 $

De 1982 à 1999

17,5/35 de 28 000 $

14 000 $

2,3 % - 3 %

   0 $

322 $

De 2000 à 2002

  2,5/35 de 28 000 $

  2 000 $

50 % de 2,3 %

 23 $

  46 $

 

299 $

644 $

Si la rente de cette personne avait été pleinement indexée, elle aurait reçu 345 $ de plus.

 

Catégorie 4 : la rente des personnes qui prendront leur retraite après 2017 perdra très rapidement sa valeur initiale, car ils n’auront aucune année pleinement indexée. Les années de service seront partiellement indexées à IPC – 3 % et à 50 % de l’IPC. Après 30 ans, leur rente ne vaudra que 60 % de la valeur initiale.

 

Exemple d’une personne qui prendra sa retraite en 2017,

avec 35 ans de service et une rente de 28 000 $ en 2017

Calcul de chacune des parties de la rente

Le taux d’IPC est de 2,3 %

Rente partiellement

indexée

Si la rente était pleinement

indexée

De 1982 à 2000

  17,5/35 de 28 000 $

14 000 $

2,3 % - 3 %

   0 $

276 $

De 2000 à 2017

  17,5/35 de 28 000 $

14 000 $

50 % de 2,3 %

161 $

322 $

 

161 $

644 $

Si la rente de cette personne était pleinement indexée, elle recevrait 483 $ de plus.

 

Pertes financières cumulatives

 

Ces pertes financières sont cumulatives et la valeur de la rente diminue.

 

Exemple 1 des pertes financières et de la valeur d’une rente de retraite

Date de naissance : oct. 1934    Prise de la retraite : juillet 1985

Année de la prise de la retraite

Partie de la rente pleinement indexée avant 1982

Partie de la rente indexée au taux de base moins 3%

après 1982

Partie de la rente à moins 3% si elle était indexée à 100%

Pertes annuelles au 31 décembre

Valeur de la rente

1985

2 837 $

708 $

 

 

100,00%

1986

5 901 $

1 430 $

1 472 $

42 $

99,42%

1987

6 143 $

1 446 $

1 533 $

87 $

98,87%

1988

6 413 $

1 466 $

1 600 $

134 $

98,32%

1989

6 676 $

1 482 $

1 666 $

184 $

97,80%

1990

6 997 $

1 509 $

1 746 $

237 $

97,29%

1991

7 332 $

1 536 $

1 830 $

294 $

96,79%

1992

7 758 $

1 579 $

1 936 $

357 $

96,32%

1993

7 897 $

1 579 $

1 971 $

392 $

96,03%

1994

8 047 $

1 579 $

2 008 $

429 $

95,73%

1995

8 047 $

1 579 $

2 008 $

429 $

95,73%

1996

8 232 $

1 579 $

2 054 $

475 $

95,38%

1997

8 356 $

1 579 $

2 085 $

506 $

95,15%

1998

8 515 $

1 579 $

2 125 $

546 $

94,87%

1999

8 218 $

1 547 $

2 101 $

554 $

94,64%

2000

*  6 766 $

*  1 216 $

1 662 $

446 $

94,70%

2001

6 936 $

1 216 $

1 704 $

488 $

94,35%

2002

7 144 $

1 216 $

1 755 $

539 $

93,94%

2003

7 258 $

1 224 $

1 783 $

559 $

93,82%

2004

7 490 $

1 226 $

1 840 $

614 $

93,42%

2005

7 618 $

1 226 $

1 871 $

645 $

93,20%

2006

7 793 $

1 226 $

1 914 $

688 $

92,91%

2007

7 956 $

1 226 $

1 955 $

728 $

92,65%

* Coordination RRQ                    Perte cumulative approximative:       9 373 $

En 2007, au lieu de recevoir  9 183 $, ce retraité aurait reçu  9 911 $.

 

 

Exemple 2 des pertes financières et de la valeur d’une rente de retraite

Date de naissance : janvier 1935    Prise de la retraite : juillet 1997

Année de la prise de la retraite

Partie de la rente pleinement indexée avant 1982

Partie de la rente indexée au taux de base moins 3%

après 1982

Partie de la rente à moins 3% si elle était indexée à 100%

Pertes annuelles au 31 décembre

Valeur de la rente

1997

9 007 $

5 459 $

 

 

100,00%

1998

18 356 $

10 917 $

11 124 $

207 $

99,30%

1999

18 521 $

10 917 $

11 225 $

308 $

98,97%

2000

16 367 $

* 9 346 $

9 763 $

417 $

98,40%

2001

16 030 $

9 192 $

9 687 $

495 $

98,07%

2002

16 511 $

9 192 $

9 978 $

786 $

97,03%

2003

16 775 $

9 192 $

10 138 $

945 $

96,49%

2004

17 312 $

9 210 $

10 462 $

1 252 $

95,49%

2005

17 606 $

9 210 $

10 640 $

1 429 $

94,94%

2006

18 011 $

9 210 $

10 885 $

1 674 $

94,21%

2007

18 389 $

9 210 $

11 113 $

1 903 $

93,55%

* Coordination RRQ                      Perte cumulative approximative: 9 416 $

En 2007, au lieu de recevoir 27 600 $, ce retraité aurait reçu 29 502 $.

 

Valeur des rentes de chacune des catégories

 

Catégorie 1 : toutes les années de service des retraités d’avant 1982 sont pleinement indexées. La rente de retraite conserve sa valeur initiale et progresse en suivant le taux de l’IPC.

 

 

 

Catégorie 2 : les personnes ayant pris leur retraite entre 1982 et 2000 ont des années pleinement indexées et plusieurs années indexées à IPC - 3 %. La rente de ces retraités perd graduellement sa valeur initiale.

 

 

 

Catégorie 3 : les personnes ayant pris leur retraite entre 2000 et 2017 ont des années pleinement indexées, de nombreuses années à IPC - 3 % et des années à 50 % de l’IPC. La rente de ces retraités perd rapidement sa valeur initiale.

 

 

 

Catégorie 4 : la rente des personnes qui prendront leur retraite après 2017 perdra très rapidement sa valeur initiale, car ils n’auront aucune année pleinement indexée. Les années de service seront partiellement indexées à IPC – 3 % et à 50 % de l’IPC. Après 30 ans, leur rente ne vaudra que 60 % de la valeur initiale.

 

 

 

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F. Données statistiques (tableaux annexés)

 

Actuellement, plus de 98 % des retraités voient leur rente partiellement indexée. (annexe 2)

 

Lors de l’évaluation actuarielle de 2005, les retraités ont constaté que plus de 71 % de leur rente était affectée par l’indexation partielle IPC – 3 % et/ou 50 % de l’IPC. (annexe 3)

 

Les pertes financières sont de l’ordre de 300 $ à 2 000 $ par année créant ainsi de l’insécurité chez les retraités. De plus, elles sont cumulatives tel que démontré aux annexes 4 et 5.

 

Au fil des ans, les rentes perdent leur valeur initiale et les futurs retraités de 2017 seront les plus touchés par l’indexation partielle des rentes de retraite. Les revenus des retraités d’après 2000 témoignent des pertes financières et ce, même après quelques années de retraite seulement. Qu’en sera-t-il dans 20 ans ? (annexe 6)

 

En 2000, le taux de cotisation est passé de 7,95 % à 5,35 %. (annexe 7)

 

De 1982 à 1992, les retraités ont perdu 3 % d’indexation par année. Depuis 1993, l’indice des prix à la consommation (IPC) est inférieur à 3 % et les retraités perdent des   1,8 %   2,3 %   1,6 % ...  annuellement. En conséquence, les rentes de retraite progressent peu par rapport à l’augmentation des prix à la consommation. (annexe 8)

 

Selon l’évaluation actuarielle de 2005, le nombre de retraités affectés par l’indexation partielle est 3 fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes. (annexe 9)

 

Selon l’évaluation actuarielle de 2005, l’écart entre la rente des femmes et celle des hommes varie selon le groupe d’âges de 1 032 $ à 4 006 $. (annexe 10)

 

 

En 2006, selon le rapport de gestion de la CARRA, la rente annuelle moyenne des retraités du RREGOP était de 15 059 $. La rente annuelle moyenne versée aux conjoints survivants et aux orphelins était de 4 167 $. Comme le démontre la courbe d’évolution de la rente moyenne annuelle au RREGOP, celle-ci progresse très lentement. (annexes 11 et 12)

 

UN CAS CONCRET

 

En 2005, M. Léo Côté publiait un exemple des conséquences de l’indexation partielle des rentes de retraite dans le bulletin de son association les « Échos de l’Île ». En voici l’extrait :

 

« J’ai pris ma retraite en 1986 ; mon salaire était, en ce temps-là, de 26 000 $ dollars par année. Ma jeune épouse, aussi enseignante, a pris aussi sa retraite en 1996. Son salaire était alors de 45 000 $  dollars par année. Examinons nos états de dépôts du 15 janvier 2005. Je n’ai que 4 années de pénalité : 1982-1986. Mon épouse a 14 années de pénalité : 1982-1996. Vous ne le croirez jamais, mais je reçois 400 $ par mois de plus qu’elle !

 

C’est ça l’indexation IPC – 3 % ! Et quand l’inflation ne dépasse pas 3 %, il n’y a pas d’indexation ! Pourquoi cette discrimination au sein d’une même clientèle ? On parle d’équité salariale ; il faudrait aussi parler d’équité en indexation.  »

 

Léo Côté, responsable du dossier indexation en 2005, Région 06, Île de Montréal

 

Aujourd’hui, cette différence est de 699,68$ par mois, selon l’avis d’indexation de la CARRA du 15 janvier 2007.

 

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G. Progression d’un fonds de retraite

 

Un fonds de retraite progresse par

 

- l’apport financier de ses cotisants dont les cotisations sont comparables à des REER,

- le rendement de sa caisse

- et par le dépôt des contributions de l’employeur.

 

Malheureusement, l’employeur, dans ce cas le gouvernement, inscrit une dette dans sa comptabilité au lieu de déposer ses contributions, nous privant des profits qui s’y rattachent.

 

Cette dette est un emprunt à rembourser.

 

Le Fonds 301 du RREGOP a connu sa plus grande progression entre 1982 et 2000. Les cotisations des cotisants conjuguées aux rendements obtenus ont permis à l’actif de progresser de 6,5 milliards en 1988 à 31,6 milliards en 2000. 

 

Les retraités d’aujourd’hui font partie de ceux qui ont participé le plus à cette progression. Le RRE, le RRF et le RRCE seraient dans une situation financière comparable à celle du RREGOP si le gouvernement avait versé leurs cotisations dans des caisses de retraite plutôt que de financer des programmes gouvernementaux.

 

 

 

En 2001 et 2002, la baisse du fonds 301 du RREGOP est due à la combinaison de 2 facteurs dans une même année financière : une baisse du taux de cotisation et un rendement négatif. C’est pourquoi, il est important de REFUSER tout congé de cotisation. Le taux de cotisation doit se situer au moins à 7,5 %.

 

En étudiant les 18 ans d’évolution des taux de rendement du RREGOP, les retraités constatent que des baisses occasionnelles de rendement se récupèrent à long terme. Comme on ne peut contrôler facilement le taux de rendement des placements, les gestionnaires doivent s’assurer du maintien du taux de cotisation des employés au moins à 7,5%.

 

Il faut éviter absolument la combinaison de deux facteurs négatifs dans une même année financière, soit :

 

                 - des congés de cotisation

                 - des faibles taux de rendement

 

 

 

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H. Conséquence de la baisse du taux de cotisation en 2000 : une perte de 1,4 milliards (tableau)

 

En 1997, il y avait 4 milliards de surplus actuariels dans le Fonds 301 du RREGOP.

 

800 millions des surplus des cotisants et des retraités ont financé en partie le programme de départs volontaires du gouvernement.

 

En 2000, au moment de la loi 131, les surplus actuariels de 3,3 milliards étaient plus que suffisants pour redonner la pleine indexation, mais lors des discussions, notre défense fut inexistante. Les retraités ont alors perdu leur part des surplus actuariels. Depuis, ils réclament que les demandes de congés de cotisation soient REFUSÉES.

 

Les surplus actuariels sont le cumul des économies de tous. Ces surplus font partie du salaire différé. Accorder des augmentations de salaire par le biais des baisses de cotisation, c’est détourner le salaire différé des retraités et des futurs retraités.

 

Un taux de cotisation insuffisant provoque un manque d’entrée de fonds dans la caisse et ralentit la progression de celle-ci. Malgré une augmentation de 56 430 cotisants, sur une période de 5 ans, le somme des cotisations annuelles a peu progressé. La conséquence est un manque d’entrées de fonds de 1 446 241 992 $ dans nos caisses de retraite et ce, sans compter les intérêts ou profits générés par le rendement de ces cotisations. 

 

Le tableau suivant illustre un manque à recevoir de 1 446 241 992 $ au Fonds 301 du RREGOP. De 2000 à 2005, le gouvernement s’est accordé un congé de cotisation équivalent à la baisse des cotisations, soit 1 446 241 992 $ à comptabiliser en moins pour sa dette envers les régimes de retraite. Ces sommes étaient plus que suffisantes pour rectifier le préjudice de la désindexation des rentes de retraite des années 1982 à 1999.

 

UN GRAND TOTAL de 2,9 milliards

 

Conséquence de la baisse de cotisation accordée en 2000, de 7,95% à 5,35%

Pertes monétaires pour le fonds de retraite 301 du RREGOP

(de 2000 à 2004)

Année

Nombre de participants

Cotisations versées

Taux

de

la cotisation

Si le taux de cotisation était restée à 7,95%

Pertes engendrées par  la baisse des cotisations des participants

Pertes engendrées par  le congé de cotisation du gouvernement

1999

423 570

661 958 714 $

7,95%

 

 

 

2000

437 132

531 837 009 $

5,35%

790 299 854  $

      258 462 845  $

      258 462 845  $

2001

450 000

530 007 706 $

5,35%

787 581 544  $

      257 573 838  $

      257 573 838  $

2002

465 000

586 840 763 $

5,35%

872 034 405  $

      285 193 642  $

      285 193 642  $

2003

470 000

660 740 948 $

5,35%

981 848 698  $

      321 107 750  $

      321 107 750  $

2004

480 000

666 494 595 $

5,35%

990 398 510  $

      323 903 915  $

      323 903 915  $

 

 

 

 

 

  1 446 241 992 $

1 446 241 992 $

2005

485 000

849 183 442 $

7,06%

956 233 479  $

      107 050 037  $

      107 050 037  $

2006

 

 

 

 

 

 

Les cotisants versaient 661 millions en 1999.

 

Quatre ans plus tard, ils versaient toujours la même somme, c’est-à-dire 660 millions en 2003.

Rapport de gestion de la CARRA 2000, p. 67-74                  Rapport annuel 2001, Annexes p. 209-216                            

Rapport de gestion de la CARRA 2002, p. 58; 2003, p. 75   Rapport de gestion de la CARRA 2003, p. 72-75

Rapport de gestion de la CARRA 2004, p. 73-76                  Rapport de gestion de la CARRA 2006, p. 73-76

 

Dès que le gestionnaire hausse le taux de cotisation de façon significative, exemple de 5,35 % à 7,06 % en 2005, on constate une entrée de fonds importante. De 666 millions en 2004 les cotisations sont passées à 849 millions l’année suivante, une hausse nécessaire. Nous voyons là que les taux de cotisation doivent être maintenus au-delà de 7,5 %.

 

Dans l’évaluation actuarielle de 2005 (p. 37), les actuaires confirment que les cotisations 2003-2004 étaient insuffisantes. Ils recommandent un taux de 8,19 %. Le problème des évaluations actuarielles est qu’elles sont publiées avec 2 ans de retard.

 

 

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I. Coût de la pleine indexation : 41 millions par année de 2000 à 2005 (tableau)

 

Nous croyons que le gouvernement, notre employeur, a les sommes nécessaires pour réindexer pleinement les rentes de retraite des années 1982 à 1999.

 

Nous avons estimé le coût de la pleine indexation pour les régimes de retraite suivants : RREGOP, RRE, RRF, RRCE.

 

Nous avons mis en parallèle les sommes économisées par le gouvernement lors du nouveau partage des contributions employés/employeur décrété en 1982.

 

Calcul annuel de la pleine indexation

des rentes de retraite

de 1982 à 2005

RREGOP-RRE-RRF-RRCE

Les calculs ont été effectués sur une base de

 

35 ans de service.

Calcul annuel des économies réalisées par le gouvernement à la suite du partage 50-50 des coûts des régimes décrété en 1982

*     Pour les années 1994 à 2005, les calculs ont été effectués à partir des prestations totales versées par la

       CARRA, des taux d’IPC, de la proportion de la rente partiellement indexée à IPC – 3 % et la

       proportion de la rente partiellement indexée à 50 % de l’IPC après 2000.

**   Pour les années 1984 à 1993, les calculs ont été effectués par déduction.

*** Données relatées dans le Journal des débats, le 15 juin 1982, No 158, p. 6 924

Coût de la pleine indexation au taux de l’IPC

Pendant que les retraités s’appauvrissent,

 le gouvernement continue  d’économiser des millions et même des milliards

à la suite de la mesure 50-50 décrétée en 1982 par la loi 68.

 

De 7/12 (employeur) et 5/12 (employé), les contributions devinrent 6/12 (employeur) et

6/12 (employé).

 

Si les rentes avaient été pleinement indexées,

 

les retraités auraient reçu

 112 millions

de plus de

 

1982 à 1999.

En millions

1982

0 $

141 000 000   ***

1983

***         20 000 $

242 600 000   ***

1984

**          51 245 $

298 000 000   ***

1985

**        107 973 $

311 millions

1986

**        264 069 $

324 millions

1987

**        644 740 $

337 millions

 

 

Calculs

effectués en utilisant les taux de l’IPC

Calculs effectués en utilisant les taux de rendement du RREGOP

1988

**     1 507 276 $

352 millions

372 millions

1989

**     2 711 937 $

366 millions

439 millions

1990

**     5 479 487 $

384 millions

432 millions

1991

**     8 753 990 $

402 millions

502 millions

1992

**   15 595 860 $

425 millions

523  millions

1993

**     6 608 459 $

433 millions

626  millions

1994

*     8 473 610 $

441 millions

612 millions

1995

*                   0 $

441 millions

723 millions

1996

*   14 368 430 $

451 millions

839 millions

1997

*   13 668 647 $

458 millions

951millions

1998

*   22 142 786 $

467 millions

1 048  millions

1999

*   11 641 195 $

471 millions

1 212 millions

2000

*   22 367 034 $

479 millions

1 296 millions

2001

*   37 848 659 $

491 millions

1 235 millions

2002

*   49 162 647 $

505 millions

1 130 millions

2003

*   28 571 187 $

513 millions

1 299 millions

2004

*   62 020 552 $

530 millions

1 450 millions

2005

*   36 203 543 $

539 millions

1 651 millions

2006

*   52 836 877 $

551 millions

1 885 millions

 

 

Total

10,352 milliards

19,879 milliards

Moyenne annuelle des années 2000 à 2006 :

                                               41 287 214 $

Total cumulatif 1982 à 1999 :  112 039 724 $

Total cumulatif 1982 à 2006 :  401 050 223 $

 

Avec le partage 50/50 des coûts aux régimes de retraite,  le gouvernement a économisé entre  10,352 milliards et 19,879 milliards de 1982 à 2006.

 

On se rappelle qu’en 2000, les actifs ont obtenu une amélioration de l’indexation partielle (IPC – 3 %, minimum 50 %) pour les années après 2000. Le coût de cette amélioration s’éleva à 55 millions. Le gouvernement puisa cette somme dans les surplus actuariels de 4 milliards dont une grande partie revenait aux retraités.

 

En considérant les données de 2000 à 2005, nous estimons le coût moyen de la pleine indexation à environ 41 millions par année pour le RREGOP, le RRE, le RRF et le RRCE. C’est un coût raisonnable compte tenu de plusieurs faits :

 

- le partage 50-50 des contributions (employeur/employé) a été imposé en 1982, il a permis au gouvernement d’économiser des sommes très importantes entre 10,352 milliards et 19,879 milliards de 1982 à 2005 ;

 

- les 800 millions du RREGOP lui ont permis de mettre en place son programme de départs volontaires en 1997 ;

 

- les surplus actuariels de 2000 provenaient des cotisations antérieures à cette date; ils étaient suffisants pour redonner la pleine indexation et rembourser les 112 millions de pertes financières encourues par les retraités de 1982 à 1999 ;

 

- les cotisations et les bons rendements des caisses de retraite ont permis au Fonds 301 du RREGOP de progresser de 6,5 milliards en 1988 à 31,6 milliards en 2000 ;

 

- les cotisations des participants au RRE, au RRF et au RRCE sont encore versées au Fonds consolidé du Québec ; cette situation est pénalisante pour les retraités de ces régimes de retraite qui perdent les bénéfices d’une v/ritable caisse de retraite ;

 

- même à la  retraite, personne ne peut disposer du salaire différé des retraités sans leur consentement.

 

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J. Partage des coûts de la réindexation

 

Pour réindexer les rentes, les coûts seraient partagés de la façon suivante :

 

Coût moyen de 2000 à 2005 : 40 millions

Pour le RREGOP

Pour le RRE, le RRF et le RRCE

Une moitié serait payée par la marge de manœuvre du RREGOP

L’autre moitié serait payée par le gouvernement

Payée par le gouvernement

(dû au fait que les cotisations des travailleurs ont servi à financer des programmes gouvernementaux)

10 millions

10 millions

20 millions

Pour payer sa part, le gouvernement pourrait utiliser le FARR, Fonds d’amortissement des régimes de retraite, dont la valeur se situait à 22 milliards en mars 2006 comprenant plus de 22 milliards en mars 2006 dont 14 milliards pour le RREGOP.

 

Rappelons que les sommes versées comme rentes de retraite par le gouvernement servent à diminuer sa dette envers les régimes de retraite.   « … Le montant inscrit correspond à l’accumulation de la charge de retraite et des intérêts sur les obligations, moins les prestations versées. »

 

Rapport de gestion 2005,  page 126

 

N’oublions pas que le gouvernement récupère une grande partie de ces sommes via les impôts.

 

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K. Marge de manœuvre suffisante

 

Il y a annuellement des surplus au RREGOP qui pourraient être utilisés pour redonner la pleine indexation de nos rentes de retraite. Exemple : en 2006, la différence entre les revenus et les dépenses était de 5,27 milliards, c’est-à-dire 11,9% de l’actif net.

 

Évolution de la valeur de la caisse des participants

(Fonds 301 du RREGOP)  au 31 décembre de chaque année

 

** Augmentation de l’actif net

*** Diminution de l'actif net

Augmentation ou diminution net de l'actif 

Actif net disponible pour le service des prestations (année précédente + l'augmentation net de l'actif)

Pourcentage de l’augmentation ou

de la diminution 

 

 

Revenus annuels

Dépenses annuelles

Différence entre les revenus et les dépenses

Valeur de la caisse des participant

1996

 

 

 

23 171 761 000 $

 

1997

4 343 110 000 $

1 026 538 000 $

3 316 572 000 $

26 488 333 000 $

12,5%

1998

4 526 179 000 $

1 356 463 000 $

3 169 716 000 $

29 658 049 000 $

10,7%

1999

6 113 165 000 $

1 557 244 000 $

4 555 921 000 $

34 213 970 000 $

13,3%

2000

3 801 321 000 $

1 493 044 000 $

2 308 277 000 $

36 522 247 000 $

6,3%

2001

2 587 900 000 $

4 286 513 000 $

-1 698 613 000 $

29 991 389 000 $

-5,7%

2002

2 693 489 000 $

5 477 151 000 $

-2 783 662 000 $

27 207 727 000 $

-10,2%

2003

5 635 483 000 $

1 686 656 000 $

3 948 827 000 $

31 156 554 000 $

12,7%

2004

5 241 697 000 $

1 884 120 000 $

3 357 577 000 $

34 514 131 000 $

9,7%

2005

6 673 149 000 $

2 095 530 000 $

4 577 619 000 $

39 091 750 000 $

11,7%

2006

7 626 295 000 $

2 355 515 000 $

5 270 780 000 $

44 362 530 000 $

11,9%

* En 2000, les retraités du RRPE ont obtenu un régime de retraite distinct de celui du RREGOP ce qui a généré une différence de 4 832 245 000 $.      RRPE : Régime de retraite du personnel d’encadrement

** Comprend les cotisations salariales, les revenus des fonds confiés au CDP, la modification de la juste valeur des fonds confiés au CDP, les cotisations des employeurs autonomes, les revenus de placement, les sommes dues ou à recevoir du gouvernement.

*** Comprend le paiement des prestations, les transferts entre les régimes, les frais d'administration, les pertes financières dues aux bas taux d'intérêt…

Rapport annuel de gestion de 1998 à 2006, section du RREGOP

 

Les actuaires de la CARRA ont prévu, à long terme, suffisamment d’argent pour faire face aux paiements des rentes de retraite de chacun des prestataires (de la prise de la retraite au décès). Ils évaluent annuellement la valeur des obligations actuarielles qui découlent du paiement des rentes. Les cotisants et ex-cotisants (les retraités) assument une partie de ces obligations. Les actuaires prévoient une marge de sécurité qui augmente progressivement.

 

De 1996 à 2006, la CARRA a une marge de manœuvre annuelle variant de 473 millions à 1,083 milliard, soit de 1,92 % à 2,44 %.

 

Par exemple : en 2006, la valeur du fonds était de 44 milliards alors que la part des obligations actuarielles à la charge des participants étaient de 43 milliards, une différence de 1 milliard de dollars tel que le démontre le tableau suivant.

 

Surplus annuels et marge de manœuvre au RREGOP

 

Valeur de la caisse des participants

Obligations actuarielles aux fins de la capitalisation

Surplus annuels

et marge de manœuvre

au 31 décembre de chaque année

Pourcentage

de la marge

de manoeuvre

1996

23 171 761 000 $

22 697 796 000 $

473 965 000 $

États financiers 2000, p. 17

2,05%

1997

26 488 333 000 $

Données imprécises à la suite du programme de départs volontaires

1998

29 658 049 000 $

29 071 898 000 $

586 151 000 $

États financiers 1998, p. 18

1,98%

1999

34 213 970 000 $

33 558 429 000 $

655 541 000 $

États financiers 1999, p. 17

1,92%

2000

36 522 247 000 $

35 719 282 000 $

802 965 000 $

États financiers 2000, p. 17

2,20%

2001

* 29 991 389 000 $

* 29 313 554 000 $

677 835 000 $

États financiers 2001, p. 79

2,26%

2002

27 207 727 000 $

26 587 775 000 $

619 952 000 $

Rapport de gestion 2002, p. 103

2,28%

2003

31 156 554 000 $

30 424 280 000 $

732 274 000 $

Rapport de gestion 2003, p. 130

2,35%

2004

34 514 131 000 $

33 714 460 000 $

799 671 000 $

Rapport de gestion 2004, p. 129

2,32%

2005

39 091 750 000 $

38 178 565 000 $

913 185 000 $

Rapport de gestion 2005, p. 131

2,34%

2006

44 362 529 000 $

43 278 933 000 $

1 083 597 000 $

Rapport de gestion 2006, p. 127

2,44%

* En 2000, les retraités du RRPE ont obtenu un régime de retraite indépendant de celui du RREGOP ce qui a généré une ponction de 4 832 245 000 $                  RRPE : Régime de retraite du personnel d’encadrement

 

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L. Surplus de 10,7 milliards (ADR)

 

À l’automne 2006, l’ADR, Association démocratique des Retraités, publiait une information selon laquelle l’actif net des participants au RREGOP et au RRPE était de 45,3 milliards alors que les obligations à la charge de ces deux régimes n’étaient que de 34,6 milliards au 31 décembre 2005 (Rapport annuel de gestion 2005 de la CARRA, p. 61).

 

Une différence de 10,7 milliards qu’on peut appeler marge de sécurité, marge de manœuvre, excédent… Cette nouvelle en a surpris plus d’un et a créé une remise en question des informations publiées à ce jour par plusieurs associations de retraités.

 

Les 45,3 milliards proviennent du Fonds 301 du RREGOP        38,9 milliards

                                                    et du Fonds 302 du RRPE         6,4 milliards. (p. 62)

 

Les obligations de 34,6 milliards proviennent

 

                                                    de 29,2 milliards pour le RREGOP (p. 130)

                                                  et de 5,4 milliards pour le RRPE       (p. 148)

 

Dans un communiqué commun, daté du 5 février 2007, l’AQRP, l’AAR, l’APRQ, l’A.R.E.Q., l’AQDER et le RIIR confirmaient que

 

 « La valeur marchande des actifs des cotisants a en effet bondi de 44% entre 2002 et 2005, pour dépasser les 45 milliards $. Sa valeur dépasse même de plus de 10 milliards $ la valeur des obligations à leur charge, estimée à 34,6 milliards $ en 2005. »

 

Le RRAME a contacté le bureau du secrétariat de la CARRA. Celui-ci confirme que, le 31 décembre 2005, les données publiées étaient un portrait de la situation à cette date.

 

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M. Qu’est devenu ce surplus en 2006 ? 15,1 milliards

 

L’actif net des participants au RREGOP et au RRPE est maintenant de 51,4 milliards alors que la valeur actuarielle des prestations promises pour ces deux régimes est de 36,3 milliards au 31 décembre 2006. (Rapport annuel de gestion 2006 de la CARRA, p. 55-56)

 

La différence de 15,1 milliards est plus que suffisante pour financer la pleine indexation.

 

Les 51,4 milliards proviennent du Fonds 301 du RREGOP        44,2 milliards

                                                    et du Fonds 302 du RRPE         7,3 milliards. (p. 56)

 

La valeur actuarielle des prestations promises de 36,3 milliards à la charge des participants provient

 

                                                        de 30,6 milliards pour le RREGOP (p. 126)

                                                    et de   5,7 milliards pour le RRPE       (p. 146)

 

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N. Surplus actuariels de 6 milliards dont 2 milliards pour les retraités

 

 

L’évaluation actuarielle du RREGOP de la période du 31 décembre 2002 au 31 décembre 2005 a été publiée le 13 novembre 2007. Le taux de cotisation suggéré pour les actifs est passé de 7,06 % à 8,19 % le 1er  janvier 2008. La hausse actuelle du taux de cotisation est due à des éléments sans rapport avec l’indexation, dont les deux principaux sont :

 

Les actuaires reconnaissent l’insuffisance des cotisations des salariés en 2003 et 2004 dont le taux était alors à 5,35 %. Cette insuffisance provoque une hausse de 0,53 % de la cotisation salariale.

 

Le règlement de l’équité salariale commande une augmentation de 0,44 % de la cotisation salariale.

 

Dans l’évaluation, on constate que 17,531 milliards de dollars seront nécessaires pour financer les prestations promises aux actifs après le 31 décembre 2005. Il y a un surplus de 6 milliards dont plus du tiers a été accumulé par les retraités, les conjoints…

 

Valeur de la caisse

 

La valeur de la caisse est de                                                             36,610 milliards

La valeur des prestations promises pour le service effectué

avant le 31 décembre 2005 autant pour les actifs que pour

les retraités est de                                                                                30,607 milliards

                                                           Surplus de la caisse                   6,003 milliards

 

            dont     3,929 milliards accumulé par les actifs,                                                 soit 65,46 %

                 et    2,073 milliards accumulé par les retraités, conjoints …           soit 34,54 %

 

Valeur des prestations promises avant et après le 31 décembre 2005

 

Valeur des prestations promises aux actifs, aux retraités, conjoints, …

avant le 31 décembre 2005                                                               30,607 milliards

Pour financer le service futur, après le 31 décembre 2005,

les actifs ont besoin de                                                                        17,531 milliards

Total des prestations promises avant et après le 31 déc. 2005           48,138 milliards

 

Pourquoi affirme-t-on que les 6 milliards des surplus sont utilisés pour diminuer le taux de cotisation des actifs ?

 

Le service futur à financer par les actifs est de                               17,531 milliards

Les actuaires utilisent tout le surplus de                                             6,003 milliards

et abaissent le service à financer à                                                  11,528 milliards

 

En conséquence, les surplus générés par les cotisations des actifs (3,929 milliards) et ceux des retraités, conjoints, … (2,073 milliards) servent à diminuer le total à financer. L’utilisation du 2,073 accumulé par les retraités, conjoints …  diminue le taux de cotisation des actifs.

 

Rien n’est prévu, dans cette évaluation actuarielle, pour la réindexation des rentes de retraite des années 1982 à 1999.

 

Puisqu’il y a des surplus, nous proposons la création d’un fonds spécial au RREGOP, fonds réservé au financement de la pleine indexation et de la mise à niveau des rentes de retraite. Les intérêts de ce fonds couvriraient en grande partie les sommes nécessaires aux demandes des retraités.

 

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O. Taux moyen de rendement annuel de 9 % sur 30 ans

 

Une marge de sécurité de 5 % (annexe 13)

 

Sur plus de 30 ans, nous avons comparé les taux de rendement de la Caisse de dépôt et placement du Québec, de la Régie des rentes du Québec, de la loi R-10 du RREGOP, des rendements du Fonds 301. Quelle que soit la caisse, nous obtenons un taux moyen minimum de 9 % à longue échéance  (30 ans)..

 

Hors, les actuaires de la CARRA utilisent un taux de 4,5 % dans les hypothèses économiques moins 0,5 % comme marge de sécurité appelée « la marge pour écarts défavorables ». Le taux de rendement annuel considéré par la CARRA est donc de

4 %.

 

Dans les faits, le taux minimum moyen du rendement annuel est de 9 % à long terme (30 ans).

 

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P. Valeur du fonds de retraite d’un employé (ADR)

 

Depuis 2005, l’ADR a initié une opération de calcul appelé « Combien vaut notre fonds de retraite? ». Cette association veut vérifier l’hypothèse « que la très grande majorité des retraités ont versé plus, dans leur fonds de retraite, que ce qu’ils en retireront leur vie durant ». M. Michel Gareau, consultant, est l’initiateur du projet. Voyez le site de l’ADR  www.adr-quebec.org  Nous voulons vous encourager à participer à cette étude et joignons un exemple de cas. (annexe 14)

 

Au moment de la prise de retraite de cet employé, la rente fixée par la CARRA était de 31 440,50 $ en 2004.

 

La part de l’employé et celle de l’employeur forment un capital de 369 506,08 $.

 

En utilisant le taux d’intérêt moyen de 9 % sur une période de 30 ans, les intérêts sur ce capital sont de 33 255,55 $

 

Ces intérêts à eux seuls couvrent la rente de retraite. Après 25 ou 30 ans de retraite, il restera de l’argent dans le fonds de retraite de cet employé qui aura alors 88 ans.

 

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Q. Taux de cotisation supérieurs aux besoins,      0,4 % à 3 %

 

Au moment de fixer les taux de cotisation, les actuaires ont toujours gardé une marge de sécurité. Ainsi, pendant notre carrière, nos taux de cotisation étaient plus élevés. Cette marge de sécurité varie de 0,4 % à 3 % par année. (annexe 15)

 

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R. Fonds d’amortissement des régimes de retraite, FARR,     37 milliards

 

Les informations sur le Fonds d’amortissement des régimes de retraite, le FARR sont les suivantes :

 

 « Le Fonds d’amortissement des régimes de retraite (FARR) a été créé en 1993. Tel qu’indiqué précédemment, le FARR constitue une réserve qui sera éventuellement utilisée pour payer les prestations de retraite des employés des secteurs public et parapublic. L’actif du FARR est géré par la Caisse de dépôt et placement du Québec selon la politique de placement déterminée par le ministre des Finances. »

 

États financiers du gouvernement, Rapport annuel 2006-2007, Ministère des Finances, p. 20

 

« Avec une valeur de 22,5 milliards de dollars au 31 mars 2006, l’actif du FARR équivaut aujourd’hui à plus de 38 % des obligations actuarielles du gouvernement au titre des régimes de retraite des employés des secteurs public et parapublic.

 

En raison des dépôts et des rendements prévus au cours des prochaines années, la cible de 70 % de capitalisation devrait être atteinte cinq ans plus tôt que prévu, soit au 31 mars 2015, ce qui constitue une nette amélioration par rapport à l’objectif de 2020 convenu avec les employés de l’État en décembre 1999. En fait, les obligations actuarielles devraient être capitalisées à près de 100 % en 2020. »

 

Plan budgétaire du gouvernement 2006-2007, Ministère des Finances, section 2, p. 22

 

« Au 31 décembre 2005, la juste valeur des fonds confiés à la Caisse de dépôt et placement du Québec à cet égard est de 20,858 milliards de dollars, dont 10,720 milliards sont prévus pour le RREGOP. »

 

Rapport de gestion annuel 2005 de la CARRA, p. 127

 

Ce fonds pourrait financer en partie la pleine indexation des rentes de retraite puisque les sommes que le gouvernement y verse présentement auraient dû être déposées bien avant 2000. C’est en quelque sorte une partie de la dette du gouvernement envers les régimes de retraite.

 

Dans ses derniers états financiers, le gouvernement annonce que le fonds sera de 31,762 milliards en 2007-2008 et de 41,628 milliards en 2009-2010.

 

 

État du Fonds d’amortissement des régimes de retraite (FARR)

Pour tous les régimes de retraite et pour le RREGOP en particulier.          (Données en milliards de dollars)

 

Rapports annuels de gestion de la CARRA au 31 décembre de chaque année

États financiers du gouvernement au 31 mars

 

FARR total pour tous les régimes de retraite confondus dont une partie est réservée pour le RREGOP

FARR total pour tous les régimes de retraite confondus

1993-1994

 

854 millions

1994-1995

 

849 millions

1995-1996

 

923 millions

1996-1997

 

1,014 milliards

1997-1998

  1,359 milliards dont     ???  milliards pour le RREGOP

1,179 milliards

Après la réforme de la comptabilité gouvernementale 1998-1999

1998-1999

   4,595 milliards dont      ???  milliards pour le RREGOP

2,209

1999-2000

   6,992 milliards dont    2,454 milliards pour le RREGOP

5,040

2000-2001

   8,978 milliards dont    3,529 milliards pour le RREGOP

7,059

2001-2002

   9,482 milliards dont    4,093 milliards pour le RREGOP

10,199

2002-2003

11,739 milliards dont    5,273 milliards pour le RREGOP

11,840

2003-2004

14,986 milliards dont     7,159 milliards pour le RREGOP

14,204

2004-2005

20,858 milliards dont   10,720 milliards pour le RREGOP

18,333

2005-2006

26,222 milliards dont   13,890 milliards pour le RREGOP

22,563

2006-2007

 

26,877

2007-2008 (P)

 

31,762  (P)

2008-2009 (P)

 

37,026  (P)

2009-2010 (P)

 

41,628  (P)

P : Résultats préliminaires

 

« Au 31 décembre 2006, la juste valeur des fonds confiés à la Caisse de dépôt et placement du Québec à cet égard est de 26,222 milliards de dollars, dont 13,890 milliards sont prévus pour le RREGOP. »

 

Rapport de gestion annuel 2006 de la CARRA, p. 124

 

Note : La différence de données entre les états financiers et les rapports annuels de gestion de la CARRA. est attribuable au moment de l’année où a été faite la lecture des données financières, fin mars ou fin décembre.

 

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S. États financiers du gouvernement (tableau)

 

Le tableau suivant est une synthèse des états financiers du gouvernement. La dernière colonne est la partie du FARR attribuée au RREGOP.

 

Si le FARR était un fonds remis aux retraités et aux cotisants, il serait géré sur le même principe que le RREGOP.

 

On y retrouverait un comité de retraite et les revenus appartiendraient à ce fonds. Ils ne pourraient pas être utilisés par le gouvernement pour diminuer sa dette au titre des régimes de retraite. Sa valeur augmenterait et nous permettrait de réparer les injustices de 1982 en redonnant la pleine indexation.

 

États financiers du gouvernement 2008-2009

 

Intérêts au titre des régimes de retraite (1)

Passif inscrit (comptabilisé) au titre des régi-mes de retraite

Fonds d'amortissement des régimes de retrait, FARR

Passif net au titre des régimes de retraite. Passif inscrit moins le FARR

Partie du FARR, réservée au   RREGOP

En millions de dollars :      7 159 millions de dollars ou 7,159 milliards de dollars

1970-1971

 

 

 

 

 

1971-1972

 

 

 

 

 

1972-1973

 

 

 

 

 

1973-1974

 

 

 

 

 

1974-1975

 

 

 

67

 

1975-1976

 

 

 

179

 

1976-1977

 

 

 

354

 

1977-1978

 

 

 

620

 

1978-1979

54

 

 

915

 

1979-1980

88

 

 

1 598

 

1980-1981

165

 

 

2 420

 

1981-1982

264

 

 

3 428

 

1982-1983

379

 

 

4 489

 

1983-1984

480

 

 

5 545

 

1984-1985

598

 

 

6 729

 

1985-1986

706

 

 

7 998

 

1986-1987

802

 

 

9 353

 

1987-1988

924

 

 

10 883

 

1988-1989

1 137

 

 

12 597

 

1989-1990

1 186

 

 

14 320

 

1990-1991

1 411

 

 

16 227

 

1991-1992

1 444

 

 

18 145

 

1992-1993

1 281

 

 

19 668

 

1993-1994

1 566

21 337

854

20 483

???

1994-1995

1 549

22 846

849

21 997

???

1995-1996

1 747

24 547

923

23 624

???

1996-1997

1 949

26 475

1 014

25 461

???

Après la réforme de la comptabilité gouvernementale de 1998-1999

1997-1998

2 965

41 617

1 179

40 438

???

1998-1999

2 414

42 637

2 209

40 428

???

1999-2000

2 632

44 377

5 040

39 337

2 454

2000-2001

2 594

46 170

7 059

39 111

3 529

2001-2002

2 717

48 259

10 199

38 060

4 093

2002-2003

2 648

50 266

11 840

38 426

5 273

2003-2004

2 742

52 485

14 204

38 281

7 159

2004-2005

2 787

54 619

18 333

36 286

10 720

2005-2006

2 831

57 193

22 563

34 630

13 890

2006-2007

2 643

59 721

26 877

32 844

 

2007-2008 (P)

2 445

62 171

31 762

30 409

 

2008-2009 (P)

2 171

64 588

37 026

27 562

 

2009-2010 (P)

1 994

67 216

41 628

25 588

 

Plan budgétaire 2001-2002, p. 108   Plan budgétaire 2005-2006, p. 97   Plan budgétaire 2005-2006, p. 100   Plan budgétaire 2008-2009, p. 359-362

P : Résultats préliminaires pour 2005-2006 et prévisions pour 2005-2006, 2006-2007.

 

(1) Les intérêts au titre des régimes de retraite correspondent aux intérêts sur l’obligation actuarielle moins les revenus de placement du Fonds d’amortissement des régimes de retraite.

 

Le fonds d’amortissement est destiné à recevoir des sommes afin de pourvoir éventuellement au versement des prestations de retraite qui sont à la charge du gouvernement, selon les dispositions des régimes de retraite des secteurs public et parapublic.

 

Les revenus de placement du fonds y sont réinvestis et sont portés en diminution des intérêts sur l’obligation actuarielle pour produire la dépense d’intérêt au titre des régimes de retraite.

 

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T. Juste valeur de la caisse du gouvernement et passif inscrit dans les états financiers

 

La CARRA estime annuellement la juste valeur de la caisse que le gouvernement aurait constituée s’il avait déposé ses cotisations sur les mêmes bases que celles des participants. Cependant, le gouvernement inscrit une dette inférieure à la valeur de sa part.

 

Dans le tableau qui suit, la seconde colonne est la valeur de la caisse des participants.

 

La colonne centrale indique la juste valeur de la caisse du gouvernement. Au 31 mars 2006, cette juste valeur était de 45,041 milliards de dollars.

 

La colonne suivante indique les sommes inscrites par le gouvernement dans ses états financiers annuels.

 

La dernière colonne est la partie de sa dette qu’il ne comptabilise pas pour le RREGOP dans ses états financiers, car il reconnaît nous devoir seulement la valeur des prestations de retraite promises. Le gouvernement n’inscrit que 26,063 milliards pour le RREGOP, soit une différence de 18,978 milliards.

 

Relevé du passif non inscrit dans les états financiers du gouvernement

(pour le RREGOP en particulier)              Données en milliards de dollars.

 

Part des participants

 

Actif net disponible ou valeur du fonds sans la part du gouvernement en milliards

 

Juste valeur de la caisse que le gouvernement aurait constituée s’il avait déposé ses cotisations sur les mêmes bases que celles des participants pour le RREGOP et le RRPE

Passif inscrit aux états financiers annuels du gouvernement pour le RREGOP et le RRPE

Passif non inscrit pour le RREGOP

 

Différence entre la valeur de la part du gouvernement et le passif inscrit dans les états financiers pour le RREGOP et le RRPE

31 mars 1998

29,652

29,542

18,656

10,885

31 mars 1999

34,218

33,060

17,060

15,999

31 mars 2000

36,404

39,723

18,539

21,183

Au 31 décembre 2000, le personnel d’encadrement obtient son propre régime et des transferts s’effectuent entre le RREGOP et le RRPE.

 

Sanctionnée le 21 juin 2001, la loi créant le Régime de retraite du personnel d’encadrement des secteurs public et parapublic est entrée en vigueur rétroactivement au 1er janvier 2001 pour la presque totalité de ses dispositions.                                      Rapport annuel de gestion de la CARRA 2001,  page 80

C’est ce qui explique les baisses des données concernant le RREGOP.

                          RREGOP seulement                                              RREGOP seulement

31 mars 2001

29,939

 

31,404

17,027

14,377

31 mars 2002

27,135

28,303

18,607

9,696

31 mars 2003

31,025

32,165

20,252

11,912

31 mars 2004

34,354

35,379

22,064

13,315

31 mars 2005

38,876

39,889

23,891

15,998

31 mars 2006

44,084

 

45,041

26,063

18,978

Données tirées des rapports de gestion de la CARRA pour les années concernées.

Le gouvernement sous-évalue sa dette envers le RREGOP et le passif au titre des régimes de retraite.

 

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U. Dette du gouvernement

 

Dette du gouvernement au titre des régimes de retraite

selon les états financiers du gouvernement. (Données en milliards de dollars.)

 

Passif inscrit (comptabilisé) au titre des régimes de retraite

Passif inscrit pour le RREGOP et le RRPE selon les rapports de la CARRA

Passif inscrit  pour les autres régimes de retraite

31 mars 1998

41,617

18,656

22,961

31 mars 1999

42,637

17,060

25,577

31 mars 2000

44,377

18,539

25,838

Au 31 décembre 2000, le personnel d’encadrement obtient son propre régime et des transferts s’effectuent entre le RREGOP et le RRPE.  Sanctionnée le 21 juin 2001, la loi créant le Régime de retraite du personnel d’encadrement des secteurs public et parapublic est entrée en vigueur rétroactivement au 1er janvier 2001 pour la presque totalité de ses dispositions.

Rapport annuel de gestion de la CARRA 2001, page 80

                         

RREGOP seulement

 

31 mars 2001

46,170

17,027

29,143

31 mars 2002

48,259

18,607

29,652

31 mars 2003

50,266

20,252

30,014

31 mars 2004

52,485

22,064

30,421

31 mars 2005

54,619

23,891

30,728

31 mars 2006

57,193

26,063

31,130

31 mars 2007

59,721

 

 

31 mars 2008

62,171

 

 

31 mars 2009

64,588

 

 

31 mars 2010

67,216

 

 

Le gouvernement sous-évalue sa dette envers le RREGOP et le passif au titre des régimes de retraite.

 

Il est important pour les retraités que le gouvernement reconnaisse la juste valeur de sa part pour tous les régimes de retraite. Par le passé, le vérificateur général a même fait des recommandations à l’effet de reconstituer la caisse de chacun des régimes.

 

« 6.235 Depuis l'instauration des régimes de retraite, à la fin du siècle dernier, les employés ont versé leurs cotisations selon les taux fixés par la loi. À notre avis, ces cotisations ont constitué un actif pour les régimes et, par conséquent, il est essentiel de les reconstituer pour connaître la caisse de retraite. »

 

Rapport du vérificateur général à l’Assemblée nationale pour l’année 1992-1993, p. 299

 

« 6.239 En effet, depuis la constitution du RRE et du RRF jusqu'au 30 juin 1982, la loi fixait le taux de cotisation des employés et mentionnait seulement que le gouvernement payait toutes les prestations prévues par le régime. Le 1er juillet 1982, un changement était apporté à la loi : le coût des deux régimes était désormais partagé également entre les employés et les employeurs, et ce, jusqu'au 31 décembre 1989 pour le RRF et au 15 mai 1992 pour le RRE, quand la loi a été modifiée de nouveau. Les régimes devenaient alors à solde de coût pour tous les employeurs, y compris le gouvernement, et les taux de cotisation des employés n'étaient plus révisés. Le gouvernement doit évidemment effectuer le paiement des prestations, comme la loi le prévoit.

 

6.240 La Commission n'a pas démontré quel était l'engagement formel du gouvernement quant à sa cotisation annuelle pour chacune de ces périodes. On ne sait donc pas si le gouvernement assume ou non sa part des cotisations annuelles pour financer les régimes. Sans cette information, il est impossible de reconstituer la caisse et de connaître les cotisations annuelles assumées par le gouvernement jusqu'à maintenant. »

 

Rapport du vérificateur général à l’Assemblée nationale pour l’année 1992-1993, p. 299

 

       Qu’est-ce qu’un régime de retraite à  « solde de coûts » ?

 

« 2.95 Les coûts d'un régime de retraite peuvent être partagés entre l'employeur et ses employés, à parts égales ou non. Par ailleurs, le régime est dit " à solde de coûts " si l'employeur assume la partie des coûts que la cotisation des employés fixée à l'avance ne couvre pas. »

 

Rapport du vérificateur général à l’Assemblée nationale pour l’année 1996-1997,  chapitre 2

 

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V. Représentativité des retraités au conseil d’administration de la CARRA et aux comités de retraite

 

Les pressions de l’ensemble des associations de retraités ont permis d’obtenir :

 

- un représentant au conseil d’administration de la CARRA,

- deux représentants au comité de retraite du RREGOP-RRE-RRF-RRCE

- et un représentant au comité de retraite du RRPE.

 

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W. Sources de financement

 

Pour recalculer les rentes de retraite comme si les années 1982 à 1999 avaient toujours été pleinement indexées et accorder une compensation financière pour les pertes encourues par les retraités, le gouvernement peut puiser à différentes sources de financement et redonner la pleine indexation des rentes de retraite des années 1982 à 1999 :

 

- Crédits d’impôts

- Fonds de retraite des différents régimes : RREGOP, RRPE…

- Fonds d’amortissement des régimes de retraite, le FARR

- Surplus actuariels des fonds de retraite

- Surplus annuels des fonds de retraite

- Fonds des générations

- Hausse des cotisations des salariés

 

N.B.

 

Tout au long de leur carrière, les retraités actuels ont suffisamment cotisé pour se payer une rente de retraite pleinement indexée.

 

La hausse de cotisation mentionnée précédemment servirait aux travailleurs actuels. En effet, cette hausse permettrait de maintenir la valeur du fonds de retraite et, à leur tour, le moment venu, ces travailleurs pourraient jouir d'une rente pleinement indexée.

 

Nous tenons à faire remarquer que les travailleurs actuels ne paient pas pour les retraités, car ces derniers ont déjà largement investi. Les travailleurs actuels paient pour s'assurer à eux-mêmes une rente de retraite pleinement indexée, tout comme l'ont fait ceux qui les ont précédés.

 

 

 

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